Triste spirale heureuse

Article : Triste  spirale heureuse
09/08/2016

Triste spirale heureuse

Une main dans les chaînes ferrées, un œil poché, l’autre fermé. De la sardine pour l’autre rive

Un crâne qui suce les rayons. Le soleil du satrape ; le satrape l’étouffe l’utilise. Son animal ?

Et pourtant la chaleur de Harlem scande les éternels blues. Les jazz qui calment  le volcan

Le vent porte son talent au-dessus des Muses. Le noir. L’âpre destin que cet homme !

El esclavo negro

Le cacao sur la tête, le café sur le dos. Voici qu’il va peaufiner l’agape de celui-là

Celui-là le vend, l’achète et le revend. Au Négrier de malheur. L’Amérique

Son tissu verdoyant, doux de soie devient chauve. Son sous-sol le sera

L’épée le transperce et il ne meurt. Le Spiritual toujours débout !

El africano

Au crépuscule, Prométhée naitra sur ces braises. Le chaudron nègre

Les larmes du Kilimandjaro. La source des feux d’artifice des muntus gagnants

Blême, sourd. Sale, pauvre. Apre d’aujourd’hui. Flambant, craquant. Devant.  Demain

Quartier général du sourire. Lampe garde  partage. Front vert qui apaise la colère du monde.

El porvenir es Africa.

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